Je woofe, tu woofes, nous woofons

Le woofing est devenu en quelques années l’outil indispensable à tout bacpackers qui se respecte. Fini les voyages à gambader dans les champs et à errer sur les plages, les jeunes d’aujourd’hui veulent donner un sens à leur aventure. La preuve en est l’augmentation des visas Vacances Travail octroyés tous les ans à des milliers de baroudeurs en herbe désireux de mettre la main à la pâte dans une contrée inconnue.

Nous aussi on voulait “woofer”… Mais notre intérêt pour l’agriculture biologique étant  inversement proportionnel à notre envie de voyager bon marché, on a décidé de ne pas s’attaquer au woofing avec nos mains mais avec notre micro et notre appareil photo.

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Je woofe, tu woofes, nous woofons est un projet lancé par 3 jeunes,
eux-mêmes woofers, qui sont tombés amoureux de ce procédé
n’impliquant aucun échange d’argent.

Via cette POM (petite oeuvre multimédia), nous avons voulu montrer l’évolution du terme “woofer” et transmettre les témoignages de ces personnes qui ont choisi le woofing comme manière de vivre et de voyager.

Mais en fait…. c’est quoi exactement le woofing ?

A l’origine, le Woofing désignait un réseau mondial de fermes bio. L’acronyme WWOOF, de l’anglais “Word-Wide opportunities on organic farms” a été imaginé par Sue Coppard, en 1971. Cette anglaise voulait donner l’occasion aux citadins londoniens de découvrir le quotidien à la campagne. Sue a alors commencé à héberger des groupes de quatres personnes  le week-end en échange de quelques heures de travail dans sa ferme. Le Woofing était né.

Le concept s’est alors propagé dans le monde entier, avec tous les jours un peu plus d’hôtes proposant d’accueillir des woofers voulant soutenir l’agriculture biologique.

Nouvelle Zélande New Zealand Mountains & trees

Si le Woofing connait aujourd’hui un tel succès, c’est parce qu’il est l’exemple parfait d’un échange de bons procédés. D’une part il y a l’hôte qui reçoit de la main d’œuvre motivée et (presque) gratuite. D’autre part il y a le woofer qui donne quelques heures de sa personne en échange du gîte et du couvert. L’avantage le plus important réside probablement dans l’échange de connaissances qui motive chaque année des milliers de jeunes, et moins jeunes, à woofer.

Le succès du woofing est tel que même le terme a évolué.
Si il vous venait à l’idée de woofer en Nouvelle-Zélande ou en Australie, cela n’implique plus forcément de travailler la terre.  Il est dorénavant possible d’être woofer dans un hôtel, une distillerie, une galerie d’art, un restaurant, et dans bien d’autres endroits….

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Pauline Demanet

Pauline Demanet

Une belle aventure au Mali en 2007 et hop, il n'en a pas fallu plus pour me faire piquer vicieusement par ce moustique nommé voyage. La suite n'a été qu'une succession d'histoires folles aux 4 coins du monde. Cambodge, Martinique, Palestine, Etats-Unis, Philippines, Israel, Liban , Jordanie et le petit dernier en date, la Nouvelle-Zélande. Le monde est mon terrain de jeu , mais Bruxelles reste la plus belle.
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